• Dans une pub pour une assurance, on y voit (entre autres) une ado qui tague "et ma boîte elle fera quoi pour moi ?" (le comble !)

    Eûh... les boîtes sont censées faire quelque chose pour leurs salariés ?

    Pour moi, une entreprise doit vivre (comme tout salarié) des fruits de son travail et n'a pas d'obligation quant à satisfaire les souhaits ou les envies des salariés. Donc, à part leur proposer quelques agréments (tickets restau/ciné, etc) et opportunités (merci les C.E.), une entreprise n'est pas censée "faire quelque chose" pour ses salariés.

    A moins que le "et ma boîte elle fera quoi pour moi ?" soit super judicieux pour que les ados se rendent justement compte qu'elle ne fera rien...

    C'est compliqué la pub !


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  • Joaquin Phoenix, acteur américain, a arrêté le cinéma pour devenir rappeur. Virement de bord un peu space, bien sûr suivi par les caméras paparrazi...

    S'en est suivi une descente, sinon aux enfers, médiatique : cheveux, barbe, lunettes, comportement, le tout sur sur fond musical un peu pourri, puisque le devenu rappeur chante un peu faux ! Chacun y va de son analyse philosophico-ironique, de sa raillerie facile : revirement raté d'un acteur qui grimpait...

    Au bout de deux ans lumière est faite : Joaquin Phoenix jouait un rôle ! Rôle qu'il a tenu à fond pour un film sur le "relationnel" star-media-public". Le film a été applaudi à sa première projection privée. Le film ou l'acteur ? Parce qu'un rôle qui dure 2 ans, c'est du jamais fait : personne n'a jamais rien vu, personne ne s'est rendu compte de rien !

    C'est marrant, il n'en n'a pas été fait grand cas, faut dire qu'une supercherie pareille, les medias s'en seraient peut-être bien passé ? La démonstration est faite, quoi qu'on en dise, les medias sautent sur tout ce qui bouge et le public adoooooore les histoires people, en résumé, on croit tout ce qu'on nous raconte : tel est pris qui croyait prendre ! Et toc.


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  • La grand-mère à sa petite fille : "à ton âge, je travaillais déjà"

    Et la petite fille répond : "à ton âge, je travaillerai encore".


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  • Avant hier, on bossait dur et longtemps, les loisirs c'était les vacances annuelles, les relations étaient privilégiées parce que suivies, on voyait à long terme.

    Hier, on bossait mieux et moins dur grâce au progrès mécanique, on avait des loisirs instructifs, les relations étaient plus nombreuses parce qu'on déménageait, et on voyait à moyen terme.

    Aujourd'hui, on bosse moins et moins dur grâce à l'électronique, les loisirs occupent le temps restant, les réseaux ont remplacé le relationel, on ne voit plus qu'à court terme.

    Où est le véritable progrès là-dedans ?
    On travaille mais on ne s'investit plus, on se connait mais on ne se cotoie plus, on confond loisirs et nécessité -ce qui permet le transfert des responsabilités- et on ne pense plus à demain. On intégre toutes les améliorations matérielles et on profite allègrement des bienfaits de la rapidité et de ses ouvertures sur le monde : le "tout tout de suite" nous est acquis, peu importe demain et ses impératifs.

    On raisonne en "c'est normal" et plus en "pourquoi pas", on dit "je veux avoir" et plus "je vais attendre pour avoir", on s'offusque d'un "c'est pas possible" tout en s'endettant du "c'est à la mode", et on confond "choix personnel" et "acquis".

    On n'a plus le temps de rien alors qu'on a beaucoup plus de temps, serait-ce LE paradoxe du 21ème sièce ? Parce qu'à force de courir partout sans s'arrêter, de survoler sans regarder, de vouloir sans pouvoir, d'entendre sans écouter et de raisonner sans réfléchir, on pourrait bien tomber sans comprendre... Mais évidemment, ça ne serait pas de notre faute... Plus sûrement un bug temporel...


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