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    John Grisham, Ed° JCLattès, 430 pages

    « Nous voulons tous que nos juges soient honnêtes et sages. C’est la première de nos attentes. Leur intégrité, leur impartialité sont les fondements de notre système judiciaire. Mais que se passe-t-il quand un juge ne respecte pas la loi, quand il se laisse corrompre ? C’est rare, mais cela arrive.
    Lacy Stoltz travaille pour le Bureau de l’inspection judiciaire. Avocate, sa mission consiste à mener l’enquête quand on lui rapporte des manquements à l’éthique. Après neuf ans dans ce service, elle sait que la plupart des écarts de conduite sont dus à l’incompétence, pas à la corruption.
    Mais parfois de véritables affaires de corruption arrivent sur son bureau. Un avocat, anciennement radié du barreau, reprend du service sous une nouvelle identité. Il prétend qu’une magistrate de l’État de Floride a détourné plus d’argent que tous les juges véreux réunis – ceux du pays tout entier, toute époque confondue.
    D’après lui, cette juge serait mêlée à la construction d’un grand casino sur une réserve indienne. La Coast Mafia a financé le casino et se sert aujourd’hui largement dans la caisse. La juge, qui reçoit sa part du butin, ferme les yeux sur ces activités illicites. L’alliance est solide. Tout le monde y trouve son compte.
    Lacy Stoltz comprend aussitôt que l’affaire risque d’être dangereuse. Le danger est une chose. La mort en est une autre. »

    Un Grisham à la Grisham :) Le monde d'une juge et de sa puissance, dans un milieu corrompu où tout est réglé pour que ça fonctionne et que ça rapporte, où les intérêts sont partagés, et où les dysfonctionnements sont purement et simplement éliminés. Alors forcément l'enquête doit être précautionneuse, à l'image de la prudence démesurée de l'informateur. Sauf qu'à stagner, on n'avance pas, et faute de preuves l'enquête n'aboutira pas.
    J'ai bien aimé, ça se lit bien, j'ai facilement imaginé tant les méandres professionnels juridico-mafieux que la difficulté de démontrer leur co-existence.

    Quand l'informateur informe... ou pas...

     


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    M.C. Beaton, Ed° Albin Michel, 266 pages

    «Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats.
    Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes. Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident.
    Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l'affaire de La Quiche fatale, il s'agit bien d'un meurtre. A l'étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l'avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu'ils ne l'imaginaient....»

    Après avoir relu 3 bouquins dont 2 Agatha Christie, je retourne au Raisin ;)
    NB : pour moi faut commencer par le début (par là)  parce que c'est le déclencheur.

    Dans mon imaginaire Agatha serait un mélange de Catherine Jacob, Bernadette Laffont, Michèle Laroque et une autre dont j'arrive pas à me souvenir du nom (1) = l'ambiance est plutôt bonne !  Un tome II qui nous en dit aussi un peu plus sur chacun et qui ouvre des portes quant à l'évolution potentielle des personnages.  Une enquête l'air de rien (ou presque !) au milieu de la vie quotidienne d'un bourg où tout le monde se connait et se croise, au pub comme dans la rue, même quand Agatha préfèrerait les éviter : 

    c'est vivant et sympa, quelque part un bon remède  !   

    (1) comédienne, actrice française, cheveux courts blonds, à la voix très parisienne pour ne pas dire "poissonnière" : une idée quelqu'un ?
    j'ai retrouvé : Chantal Ladesou


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    M.C. Beaton, Ed° Albin Michel, 320 pages

    «Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme.
    Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire.
    Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.»

    Ambiance campagne anglaise, un petit village aux cottages charmants et aux jardins bien entretenus, c'est peut-être un peu trop paisible pour Agatha, femme active et volontaire, adepte de la vie londonienne. Et s'intégrer n'est pas aussi simple...  quoi de mieux qu'un concours culinaire ?  Sauf qu'elle ne s'attendait pas à ce que la quiche, qu'elle n'a pas faite, soit fatalement suspecte...
    Un côté évident de Miss Marple mais le Raisin est plus juteux ;)  C'est plaisant à lire, pas compliqué, ça avance vite et bien, des situations variées, et Agatha me plait bien ! J'ai bien aimé la lecture : c'est comme si j'avais vu un film ! Le premier bouquin d'une série des enquêtes d'Agatha, j'espère que les prochains seront aussi sympas. 

    Dans ce bouquin fatalement, la quiche n'est qu'une entrée...

       


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    Arto Paasilinna, Editions folio, 296 pages

    "« Rutja, velu, la stature imposante, se leva. Il portait une cape en fourrure d'ours, une coiffure de plumes de rapace et un gourdin noueux à la ceinture. Il regarda calmement son père et les autres dieux puis dit d'une voix puissante "Je suis prêt à tout. [...] Absolument tout ! »

    Et c'est ainsi que le fils du dieu de l'Orage descend aujourd'hui du ciel jusqu'en Finlande avec pour mission de reconvertir les Finnois à la vraie foi de leurs ancêtres. Tel un Candide venu du fond des âges, il découvre avec stupéfaction les mystères de la condition humaine et les méandres incompréhensibles de la civilisation. Son apparence ayant de quoi terroriser les populations, il se réincarne en un paisible propriétaire terrien mais n'hésite pas à frapper de la foudre quiconque lui déplaît.
    Réussira-t-il à atteindre son objectif ? C'est ce que nous conte avec son humour habituel Arto Paasilinna dans ce nouveau roman, détonant mélange de fable sociale et d'épopée mythologique...
    "

    4e de couverture un peu long, on peut penser que tout est dit. Mais pas du tout :) Le début m'a beaucoup plu, l'histoire se met en place, c'est facile à lire et ouvre les portes de l'imaginaire ; le milieu, bin c'est le milieu, à la fois évolution et continuité ; et la fin me laisse perplexe. Mais c'est pas péjoratif ! Comme il est dit "Un mélange de fable sociale et d'épopée mythologique..."  ok, mais du coup mon imaginaire ne s'attendait pas à cette fin là et je suis restée sur ma faim, au point que je ne sais pas si j'ai aimé ou pas, j'arrive pas à choisir.

    Alors comme ça les orages en Finlande... 

          


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