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Fonctionnaire : service ou public ?

Publié le par Pipiou

j'ai regardé hier le magazine C dans l'air (mon magazine d'actu préféré, sur France 5) qui traitait du sujet fonctionnaire. Outre les intéressantes idées contradictoires, je me suis rendue compte que ma pensée relative aux "fonctionnaires" était souvent erronnée, parce que quand je dis "fonctionnaires" j'en oublie la moitié, sinon plus !

En effet, les fonctionnaires sont TOUS les employés de l'état, c'est à dire TOUTES les fonctions... d'utilité publique. De la poste à la police, des hôpitaux aux profs, en passant par la justice et les communes, chacun est rémunéré par l'état pour le service rendu à la collectivité.

Comment alors régir de la même manière des services totalement différents, tant dans leurs fonctionnements que dans leurs objectifs ? C'est là que ça se complique parce que l'utilité publique n'est pas du tout la même. Si l'on prend l'exemple des hôpitaux, on comprend bien l'utilité publique et quand il y a grève, chacun continue de travailler avec un simple badge "en grève". Si l'on prend l'exemple de la sncf, l'utilité publique est noyée dans ses réseaux, et quand il y a grève, c'est des milliers de français qui sont bloqués. Certes, ça démontre que la notion de "public" existe bien dans les deux cas, mais quid du mot "service" ?

Dans une société où le travail est remis en cause, tant par les hautes sphères que par les plus jeunes (les deux ayant des objectifs plutôt incompatibles !) le statut de fonctionnaire est pour le moins délicat : "service" pour les uns (dévotion personnelle), "public" pour les autres (protection personnelle), le service rendu n'est pas le même, et à mon avis, tout le problème est là.

Avoir le statut de fonctionnaire (remarquez que je n'ai pas écrit "être fonctionnaire"), qu'on le veuille ou non, c'est un choix personnel. Reste à savoir si ce choix est fait pour les vraies raisons du service publique... j'en suis pas sûre.

 

Ski : baliser le hors pistes ?

Publié le par Pipiou

Suite à une Nième avalanche (phénomène naturel) où des skieurs hors pistes (phénomène naturel ?) ont disparu, le débat semble lancé : "c'est trop dangereux, il faut baliser les espaces hors pistes". Je m'interroge sur cette lapalissade !

Il est bien évident que ces espaces sont dangereux puisque "hors pistes" mais il semble que la dangerosité ne fasse plus peur puisqu'aujourd'hui même des moniteurs y emmènent des skieurs : pourquoi ? Envie d'espace ? Envie de se sentir capable ? Envie d'avoir l'impression de maîtriser ? Quelle que soit l'envie, elle est une prise de risque inutile, contradictoire au phénomène naturel et imprévisible qu'est celui de l'avalanche.

Les accès interdits sont contournés, les risques sont dévalués pour un plaisir instantané (et pour le moins égoïste en cas de pépins), les sauvetages coûtent chers et sont parfois vains, et des vies sont finalement foutues en l'air : c'est ça le plaisir du hors pistes ? Réveil ! Je crois qu'on perd un peu la tête là !

Baliser le hors piste, ce serait comme mettre des barrières dans les océans, des murs devant les falaises, des grilles autour des trous et des planchers flottants sur les sables mouvants ! Comment aujourd'hui est-on passé du raisonnable collectif à l'insouciance individuelle ? D'autant que cette dernière se veut si puissante qu'elle dirige la première en la rendant obsolète et ringarde.

Pourtant à mon avis, "baliser le hors pistes" c'est plus insensé que "baliser devant le hors piste" !

 

Free = Manager qui a tout compris !

Publié le par Pipiou

Le slogan "Il a Free, il a tout compris" est terriblement efficace parce que, sinon à double tranchant, à triple play ! J'ai regardé le magazine Capital hier soir sur M6 qui éclairait l'histoire de cet homme et de sa box : (j'espère que mon objectivité ne sera pas tronquée, étant chez Free depuis 1999). En gros, un français plutôt discret, patient mais drôlement efficace ! (lien pour revoir Capital - valable 1 semaine)

Je pense en effet que le patron inventeur de la box, Xavier Niel, a lui aussi "tout compris" : faire de l'accessible à tous à moindre frais (donc tout compris !), et pour le client, et pour son entreprise. Même si l'objectif final reste le gain (faut pas rêver) son intérêt ne se fait pas "au détriment de" et ça, c'est fort.

Sa logique a été écrasante : il a pris le temps de dérouler ses propres câbles (les siens et pas d'utiliser les existants aux locations orangéennes onéreuses) pour amoindrir ses coûts. Il partage son bureau (!), du mobilier simple pour tout le monde, pas de déco tape à l'oeil, il vérifie même les notes de frais et autres achats dont les montants l'interpellent, et comme il a opté pour le "tout en ligne" ça le met à l'écart des nécessaires investissements pour le public : magasins par exemple.

Le coût de ses choix ? Le temps qu'il prend : il est du genre à avoir l'idée mais à ne la mettre sur le marché que quand son but est atteint et que son prix est accessible. En général, un fournisseur d'accès propose une nouveauté plutôt chère et son prix baisse face aux concurrents qui font pareil. Ou alors ils mélangent l'accès au Net et le forfait des téléphones portables pour brouiller les tarifs ; Free, c'est carrément l'inverse, pour preuve la box V6 : ça a pris quelques années, et voilà un petit bijou technologique... à pas cher pour le grand public.

Qu'est-ce que ça fait du bien, merci Monsieur !