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justice

Diallo-DSK : couac ?

Publié le par Pipiou

Et voilà, l'affaire Diallo-DSK, c'est fini. On peut tourner ça dans tous les sens, ajouter des "mais" ou envisager des "si", cette affaire américaine est close, au pénal.

Et les mots importants sont "américaine" et "pénal".... "américaine" parce que les procédures judiciaires y sont différentes des nôtres (sur la forme), et "pénal" parce qu'il reste encore le "civil"... on verra si un arrangement se fait...

Vous, je ne sais pas, mais moi, j'ai comme un sentiment d'inachevé, de non-abouti, de tronqué. C'est comme s'il y avait eu un "non-lieu" sans procès. C'est pas le "non-lieu" qui me gêne, parce que cohérent avec les incertitudes du procureur ; C'est le "sans procès" : il manque quelque chose... ce quelque chose qui fait que le procureur américain a pris sa décision, en connaissance de cause.

Si la gauche française s'enorgueuillit de cette libération, elle n'a pas de quoi être fière : cette affaire a bel et bien démontré que l'argent était synonyme de pouvoir, même en justice. Alors Mesdames et Messieurs les socialistes, que l'on ne vous entende jamais dénoncer, ni une "justice à deux vitesses", ni le pouvoir de l'argent... parce que vous avez le culot de dire, devant les caméras, que vous en êtes bien contents : tromperies... encore et encore ;-)

Quels que soient les tenants et les aboutissants, c'est difficile, pour nous français, d'intégrer un déroulement judiciaire américain. Tout ce dont on est sûr... c'est que c'est pas fini...

Quoi que...

 

Justes droits...

Publié le par Pipiou

En Norvège, un homme a abattu plus de 60 personnes... par conviction personnelle.

Il ne s'agit pas d'un pétage de plombs mais bien d'une action individuelle, pensée, réfléchie et organisée. La preuve de sa conscience : il est convaincu du bien fondé de ses actes et n'en démord pas, même après : aucun "réveil" d'un éventuel état second, aucun remord.

Outre le drame, outre les images que les medias se plaisent à zoomer, je m'insurge contre la raison humaine qui veut la justice : là, il n'y a pas de justice possible. Pensez-y : ce sont les norvégiens eux-mêmes qui vont payer le prix... de son procès et sa détention ! Alors que d'autres ont déjà payé de leur vie...

Elle est où notre raison ? Un homme tue sans vergogne et tout ce qu'il risque, c'est d'être enfermé ? Ma compassion a des limites.

Je trouve que ce n'est pas être juste que d'appliquer le droit et j'ai honte de nos sociétés qui confondent Justice et Droits.

Parce qu'avoir des droits quand on a tué de sang froid, c'est pas juste.

 

La grève = le droit de non-droit

Publié le par Pipiou

Si on manifeste pour la justice sociale, je m'étonne que les manifestants se moquent royalement de l'injustice sociale générée par leur mouvement.
En effet, si leur action de grève est juste, il n'en n'est pas de même de l'impact de cette action. Il y a aujourd'hui des gens qui "peuvent" faire grève et d'autres pas ; des gens qui "peuvent" s'arrêter de bosser -au prix de leur salaire- et d'autres qui seront mis au chomâge, faute d'activité : l'un a le choix, pas l'autre.

Le problème aujourd'hui de la grève, c'est qu'elle part d'un sentiment individuel mais qu'elle a un impact collectif : plus le collectif est gêné, plus le sentiment individuel est rassuré.
Qui peut croire à une défense de la justice sociale, alors que cette même défense est une attaque aux libertés de l'être humain ? "C'est le seul moyen pour se faire entendre" mais ça devient "la meilleure défense, c'est l'attaque".

Sauf que ces attaques ont des conséquences désastreuses. Parce que bloquer l'activité de la France, c'est pas défendre les intérêts des français, et que ça n'a même rien à voir.
La grève est un droit individuel, mais elle est un non-droit pour la collectivité. C'est ça la justice sociale ?

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