La grève = le droit de non-droit
Si on manifeste pour la justice sociale, je m'étonne que les manifestants se moquent royalement de l'injustice sociale générée par leur mouvement.
En effet, si leur action de grève est juste, il n'en n'est pas de même de l'impact de cette action. Il y a aujourd'hui des gens qui "peuvent" faire grève et d'autres pas ; des gens qui "peuvent" s'arrêter de bosser -au prix de leur salaire- et d'autres qui seront mis au chomâge, faute d'activité : l'un a le choix, pas l'autre.
Le problème aujourd'hui de la grève, c'est qu'elle part d'un sentiment individuel mais qu'elle a un impact collectif : plus le collectif est gêné, plus le sentiment individuel est rassuré.
Qui peut croire à une défense de la justice sociale, alors que cette même défense est une attaque aux libertés de l'être humain ? "C'est le seul moyen pour se faire entendre" mais ça devient "la meilleure défense, c'est l'attaque".
Sauf que ces attaques ont des conséquences désastreuses. Parce que bloquer l'activité de la France, c'est pas défendre les intérêts des français, et que ça n'a même rien à voir.
La grève est un droit individuel, mais elle est un non-droit pour la collectivité. C'est ça la justice sociale ?