• RTT : finalement, c'est hospitalier !

    Si les RTT, c'est sympa (pour ceux qui peuvent en avoir) c'est sans compter... leur décompte ! Et voilà qu'en milieu hospitalier, environ 2 millions de journées de RTT se baladent depuis 2002 !

    Depuis 2002 ? Comment s'est possible ? Ca signifie que (parce que j'imagine que le souci a déjà été évoqué), personne n'a voulu prendre en charge la résolution de ce problème ? C'est tout simplement... du délire. Et ça démontre que l'état est impuissant à bien gérer son monde. Parce que c'est l'état ? Ou parce que c'est un service public ? (on sait combien c'est difficile d'y mettre de l'ordre ;-)

    Dans n'importe quelle boîte privée, les RTT sont gérées à la loupe et super suivies d'une année sur l'autre, souvent pour éviter de les payer... Mais dans les services publics, on cumule... et on en arrive aujourd'hui à : 20 jours de congés pour chaque médecin + "chaque médecin pourra ainsi se faire payer 80 jours sur quatre ans, à raison de 300 euros la journée." (source) J'vous laisse faire les calculs !!

    Mais au fait... l'imposition de ces versements... elle va être calculée comment sur des sommes qui auraient dû être payées annuellement ? Ah zut, j'oubliais, le calcul rétroactif de l'imposition, c'est 3 ans. Franchement, un laisser-aller pareil, je pige pas. Par contre, c'est... super hospitalier !

     

    « 3 fois 10 = 30 ? Faut qu'on m'explique !Ca fait toujours plaisir ! »

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 25 Janvier 2012 à 07:22

    Bonjour Pioupiou

    Ton billet reflète les interrogations qui me sont venues à l'esprit à l'annonce de cette nouvelle.

    D'une intelligence moyenne, je n'ai aucun talent d'économiste mais c'est à se demander si finalement ce n'est pas également le cas de ceux qui nous gouvernent et sont sensés gérer le pays au mieux des intérêts des citoyens...

    L'Assistance Publique avaient déjà tiré la sonnette d'alarme, de même que les personnels soignant, devant une situation en passe de devenir ubuesque : les RTT s'accumulaient, leurs heures supplémentaires aussi tandis que commençaient le dégraissage des personnels, donc par effet mécanique, une nouvelle flambée des heures supplémentaires. Ébouriffant !
    Le 1er ministre de l'époque a laissé le problème s'aggraver et le ministre de tutelle n'a pas été moins efficace, de même que les ministres du budget dont un certain Nicolas Sarkozy.
    Feindre aujourd'hui la stupéfaction et l'indignation en accusant les socialistes me parait un peu léger comme defense. Il y a des responsabilités partagées mais le constat est là, cuisant : en dix ans rien n'a été fait et la note sera salée pour l'État... et les contribuables.

    Je ne sais plus à quelle date remonte cet audit de la Fonction Publique (mémoire quand tu nous lâches !) mais il apert que l'État est incapable de dire précisément combien d'agents il emploie, le nombre de vacataires, etc... ça fait un peu froid dans le dos.

    Et dire que tous ces braves gens ont fait de hautes études...

    Bonne journée !

    2
    Pipiou Profil de Pipiou
    Mercredi 25 Janvier 2012 à 09:07

    Coucou ironspoon,
    oui, c'est à croire que la place de président génère un laisser-aller systématique, ou bien est-ce une impossibilité d'action parce que la quantité de "choses à faire" est finalement innombrable ?
    Il suffit d'entendre aujourd'hui tout ce qui est... "prioritaire" ! C'est juste impossible à régler, à mon avis, pour deux raisons :
    1/ aucune des priorités ne se règlera rapidement (en ne serait-ce qu'un an par exemple),
    2/ ce qui prioritaire pour les français ne l'est pas forcément pour l'Europe/le monde.
    Alors entre le temps d'avoir des résultats (démonstration de l'efficacité) et le temps de satisfaire tout le monde... difficile de faire des choix !

    Ok, les gouvernements n'agissent pas assez, j'en conviens. Mais quid des responsables : entre le médecin hospitalier et le président, faut pas déconner, y'a du monde à tous les étages, alors pointer du doigt le dernier étage me semble être un raccourci un peu facile ;-) Parce que finalement, la journée de RTT payée aujourd'hui 300 euros, c'est pas mal non plus...

    L'éternelle non-gestion de la Fonction Publique à tous les niveaux fait qu'aujourd'hui elle est montrée du doigts et aboutit à des règlements à l'amiable tout aussi montrés du doigt !
    Entre la proposition et l'action, il y a je crois un monde... présidentiel !

    3
    Mercredi 25 Janvier 2012 à 10:12

    Bonjour à toutes les deux,

    J'ai bondi aussi en entendant cette info. Je ne sais pas précisément comment s'effectue la gestion des personnels et des temps de travail dans les hôpitaux, mais j'ai l'impression premièrement qu'il y a un peu trop d'échelons entre le bas et le haut (et donc une dilution des responsabilités), comme souvent en France (Utilité des départements ? Utilité des différentes couches d'inspecteurs à l'Educ Nat ?), ce qui fait que personne ne fait rien parce qu'il doit en référer à son supérieur, ou réagit trop tardivement, et deuxièmement, que dans les couches supérieures des instances de contrôle, il y a un peu trop de courtisans et de copains, quel que soit le pouvoir en place, et pas tout à fait assez de compétences. Sans être une farouche partisane de la République des techniciens, un peu de professionnalisme et de responsabilisation ne ferait pas de mal. En plus, c'est idiot, ce manque à gagner fiscal n'aurait pas été de trop pour embaucher des personnels, par exemple ! Je viens de recevoir mon premier tiers, je ne suis pas particulièrement de bonne humeur...

    En résumé, l'info qui remonte devrait être claire, analysée rapidement, et donner lieu à des actions immédiates. Ce qui engage le pouvoir décisionnaire de l'exécutif. Ce n'est pas au président de tout gérer, par contre, ça aurait du être au ministre de la santé en collaboration avec les ministres du budget et de la fonction publique (mais je ne dis pas de noms) de régler la question quand elle s'est posée. Et en effet, ce n'est pas dire "c'est pas moi c'est lui", ce qui sent sa cour de récré, qui résoudra le problème à la fois structurel et fonctionnel de la gestion de la fonction publique. Gaspillage à tous les niveaux, et plus il y a de niveaux... Et après, on nous dit : "y a pas de sous, faut dégraisser le service public !" Grrr.

    Bonne journée.

    4
    Pipiou Profil de Pipiou
    Vendredi 27 Janvier 2012 à 17:26

    Héhé, j'te reconnais bien là Thordruna, merci d'avoir pris le temps de ce message.
    Et les chefs de service, et les directeurs des hôpitaux ? Pas de décisions ? On dit qu'il vaut mieux s'adresser à Dieu qu'à ses saints... sauf que Dieu il taille dans le vif, surtout quand il n'a plus le choix ;-)
    C'est très compliqué (j'ai testé moi-même l'administration et j'ai démissionné !) et oui, personne ne décide vraiment, le laisser-aller s'installe. C'est confortable... jusqu'à un certain point...
    Ce maudit point est arrivé... et je pense qu'on n'est pas au bout de nos surprises avec nos gentilles collectivités ;-)
    Priez pour nous !

    5
    Dimanche 29 Janvier 2012 à 09:21

    Bonjour tout le monde !

    Hum... j'ai testé aussi et ce fut tout simplement mé-mo-ra-ble ! Et ce n'était que dans une mairie de petite ville.

    Pour en revenir aux RTT, dans la police c'est tout aussi folklorique depuis le passage du ministre de l'Intérieur qui a "tué le métier".

    Certes l'Administration est un grand corps difficile a bouger mais ce dernier quiquennat a, je pense, amplifié le problème.
    Une vision trop personnelle du pouvoir, un besoin de reconnaissance qui fait rebondir l'actuel locataire de l'Elysée sur tout sujet "populiste" ainsi que cet appétit insatiable de reconnaissance à l'international ont fait que des problèmes nationaux ont été lalissés de côté alors qu'ils auraient nécessité un traitement sur la durée. Aujourd'huiil on gère au coup par coup, quand ça pète et donc dans l'urgence. A mon sens ce n'est pas un bon cap de gouvernance.

    Ainsi se retrouve-t-on aujourd'hui avec une situation qu'il faut apurer d'urgence, avec un coût qui va faire mal tandis que dans le même temps une politique de réduction des effectifs génère des heures supplémentaires qui donnent lieu à des RTT, qu'il faudra apurer... c'est le serpent qui se mord la queue ce bazar !

    Si l'objectif iniiial des 35 heures était louable, leur appplication fut inappropriée. Et, dieu merci, on n'a pas appliqué le tout 1er projet de loi !

    Les journées auraient été trop courtes pour réparer les dégâts !

    Je vous laisse et vous souhaite une bonne journée.

    6
    Pipiou Profil de Pipiou
    Dimanche 29 Janvier 2012 à 11:28

    Coucou ironspoon,
    oui, c'était louable : qui, dans l'idée, serait contre ? et comme tu dis, c'est la mise en application qui a tout foutu en l'air. A mon avis, il aurait fallu laisser le choix aux salariés (gestion du personnel plus compliquée mais au moins, ceux qui auraient voulu continuer à bosser plus auraient pu).
    Dans certains domaines, faire mieux en bossant moins c'est pourtant facile avec les nouvelles technologies... mais non, dans l'administratif, on a les ordinateurs et leurs réseaux, mais on n'est pas foutu d'accélerer le travail, c'est quand même bizarre non ?!
    Après, chaque administration a ses particularités, d'où la complexité : c'est pour ça qu'il ne faut pas faire pareil "dans toutes les administrations" mais ça... c'est  pas près d'arriver parce que par définition, les administrations sont une seule et même entité ! Dommage  ;-)

    7
    Jeudi 15 Février 2018 à 09:04

    Salut

    en résumé les services publics s'en foutent des règlements, des lois du travail

    ils n'en font qu'a leur tete (du client, peut etre meme)

    et apres faut rectifier, des années plus tard, n'est ce pas !

    8
    Lundi 5 Mars 2018 à 11:51

    Salut Astérix,

    ils s'en foutent pas des règlements : ils ont leurs leurs ;)  Le souci c'est qu'ils arrivent même pas à les appliquer  sarcastic

     

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