• Gilles Legardinier, Pocket, 339 pages :

    "Ils ne se connaissent pas, mais un même rêve leur a donné rendez-vous dans une mystérieuse chapelle des Highlands en Écosse. Valeria, Peter et Stefan ignorent qu'ils sont la preuve vivante d'une découverte révolutionnaire sur les arcanes de la mémoire faite vingt ans plus tôt par deux scientifiques disparus. Une découverte que beaucoup voudraient s'approprier - à n'importe quel prix. Pour échapper à ceux qui les traquent, ils n'ont pas d'autre choix que de remonter à l'origine du secret dont ils sont les ultimes gardiens. Leurs souvenirs sont des sanctuaires. À eux d'en trouver les clés..."

    (Legardinier drôle et Legardinier polar : 1 partout ;-)

    Vaste inconnu que celui de la mémoire, sauf que là... c'est du vécu. Le rythme est constant et il nous emmène dans des contrées pour le moins brumeuses... Une vraie aventure où se mêlent recherches et découvertes, d'autant que les secondes engendrent les premières : un continuum aussi pertinent que dangereux...
    Pourtant à un moment j'ai décroché et j'ai été moins intriguée, la curiosité s'est éteinte et j'ai été moins captivée.

    Si je pige pas la dénomination "thriller", c'est du Legardinier dans le rythme et c'est plutôt efficace :

                    Lu : L'exil des anges

     


    4 commentaires
  • Sue Hubbell, folio, 260 pages :

    "Un jour, Sue Hubbell, biologiste de formation, ayant travaillé comme bibliothécaire, lasse de vivre en marge de la société de consommation de l'Est américain, décide de changer de vie. Avec son mari, elle part à la recherche d'un endroit où ils pourraient vivre loin des villes, suivant l'exemple du poète Thoreau. Après avoir cherché, ils trouvent cette ferme dans les monts Ozark, au sud-est du Missouri, et, ne connaissant rien à l'agriculture ni à l'élevage, ils décident de créer une "ferme d'abeilles". Alors commence pour Sue Hubbell une aventure dont elle n'imagine pas les conséquences. [...]"


    En fait de "conséquences" (mon imagination m'a embarquée) j'y ai plus lu des constats, aussi concrets que philosophiques, d'ailleurs abordés dès la préface de JMG Le Clézio. (c'est pour ça que je préfère lire les préfaces "après" ;-) C'est évident : un changement de vie n'est jamais simple. Et une vie simple est évidemment plus compliquée qu'on ne pense...
    Si le récit est sympa et agrémenté de découvertes variées, la force de caractère de Sue Hubbell est, à mon goût, trop en retrait par rapport à la prédominance du respect de la Nature... avec un grand N.

    De jolies "leçons de choses" qui prennent le pas sur les difficultés :

                   

     


    10 commentaires
  • Jonas Jonasson, Pocket, 476 pages :

    "Quelle est la probabilité pour que Nombeko, orpheline, noire, analphabète, née dans le plus grand ghetto d'Afrique du Sud, cherche désespérément à se débarrasser d'un colis postal contenant une bombe nucléaire et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre en compagnie du roi de Suède et de son Premier ministre ?
    Une sur quarante-cinq milliards six cent soixante-dix millions deux cent douze mille huit cent dix.
    Selon les calculs de ladite analphabète."


    Déjà "Jonas Jonasson" : i sont deux ?  En vrai c'est Per Ola Jonasson : j'en déduis que le monsieur a de l'humour, et c'est tant mieux pour nous :

    très original, je suis rentrée dans l'histoire d'autant plus facilement que j'ai aimé l'écriture : l'impression de lire une histoire drôle géante !! Du sérieux et paf, des petites phrases inattendues, provocatrices de beaucoup de sourires ! Certes des passages un peu longs d'historiques des uns et des autres, mais les personnages sont attachants de convictions et crédibles de simplicité... même quand ils sont au centre de relations internationales...
    Aventure(s) ascensionnelle(s) où la fierté n'existe pas, et d'autant plus sympa qu'elle n'est que l'ensemble des vécus de chacun : 

    ça fait drôlement du bien ! 

                       Lu : L'analphabète qui savait compter

     


    18 commentaires
  • Lu : l'humanité disparaitra, bon débarras

    Yves Paccalet, Arthaud, 258 pages :

    "Cet essai philosophique et d'humour noir, drôle et pessimiste, provocant et désespéré ne nous parle pas de fin du monde mais de l'extinction d'une espèce bête et méchante - la nôtre... L'homme se croit tout, mais il n'est rien. Il prolifère et détruit les conditions mêmes de son existence sur la Terre, tout en rêvant qu'il se prépare un brillant avenir. Collapsus de la biodiversité, mitage de la couche d'ozone, climat en délire, empoisonnement de l'air, de la terre et de l'eau, nouveaux virus, guerre nucléaire : l'Homo sapiens disparaîtra...
    Sept ans après la première publication de ce pamphlet qui fut un best-seller, l'auteur ajoute quelques pelletées de terre sur notre cercueil annoncé. Cette "Nouvelle édition revue et aggravée" s'imposait. Toujours plus impitoyable. Toujours plus hilarante..."


    "Hilarante" ?? C'est pour donner envie de lire le bouquin ? Parce que perso j'ai pas ri ! du tout !  Ou plutôt si, mais d'auto-satisfaction parce que je suis globalement du même avis...  N'empêche que : si c'est intéressant pour faire réfléchir, c'est trop fouillis pour se souvenir des tenants et des aboutissants : énormément d'informations et de constats implacables qui s'ajoutent et qui se mélangent, pour se perdre dans le tourbillon de ses pensées... philosophiques : le mix de tout ça est un peu trop personnel compliqué.

    Pas vraiment drôle et pas optimiste non plus, parce qu'il est déjà trop tard ! (et pan !) Si Paccalet s'est fait plaisir à l'écriture (et ça c'est évident)  pour la lecture c'est une autre paire de manches : dommage.

    Lu : l'humanité disparaitra, bon débarras

     


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique