• La justice doit, par définition, faire appliquer la loi : à partir de ce postulat, sur le fond, elle n'a pas droit à l'émotion : elle doit vérifier que tout a été fait selon les règles, que les droits de chacun sont respectés, que les textes n'ont pas été bafoués et que la loi est appliquée.

    Sauf qu'elle fait ce qu'elle peut, au milieu de milliers de textes légaux et au milieu d'un monde d'avocats dont le rôle est uniquement de gagner des affaires via... l'application de la loi ! A partir de là, la justice ne peut pas être qualifiée d'humaine : à partir du moment où un avocat pointe une virgule mal placée, c'est cette virgule qui va décider de la suite : l'application de la loi avant tout.

    Avec cette grève, les magistrats ont une réaction "à chaud" (compréhensible) en se sentant visés par les "on" ou "ceux qui" mots cités par Sarkozy : ils reprochent au président de les avoir ciblés : est-ce réellement le cas ? je ne suis pas sûre. Si leur réaction est humaine (attaque/riposte), elle n'est pas cohérente avec leur fonction (examen/décision) : neutralité avant tout pour permettre l'objectivité.

    Je trouve que cette bataille est terriblement déplacée par rapport aux faits. Certes, Sarkozy aurait pu être plus modéré, mais comment l'être face à la famille, et a fortiori face au peuple compatissant ? Il ne pouvait pas seulement s'apitoyer et dire "on va chercher où il y a eu erreur", parce qu'on aurait pensé "ça va passer aux oubliettes". N'oublions pas que le président est garant de la justice : il y a forcément un responsable, quitte à ce que ce soit le système lui-même.

    Tout le monde devrait s'acharner à vite trouver le problème et faire que ça ne se reproduise pas. Mais là, les magistrats veulent sauver leur image, pendant qu'une famille... n'a plus qu'une image qu'ils ne sauveront jamais.

     


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  • 4 *

    Et de quatre... étoiles sur le maillot de l'équipe de France de handball ! Cette équipe est incroyablement efficace, et ça fait drôlement plaisir. Une continuité victorieuse qui  passe presque inaperçue, le public handballistique étant restreint.

    Quand je vois le b....l médiatique autour du football, j'ai honte : ça fait presque 12 ans qu'on parle de ceux... qui échouent ! Où est le message positif du travail d'équipe et de la victoire ? Tenacité et humilité, voilà probablement les ingrédients de l'esprit sportif ; Et malheureusement le sport le plus populaire aujourd'hui est un outrancier jeu d'argent...

    "Un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur" c'est l'image que j'ai de cette équipe victorieuse : heureusement qu'elle est là, et Merci à eux.

     


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  • Dernière nouveauté de Pôle Emploi : le relooking des demandeuses d'emploi (pas des hommes ?)  "pour leur rendre leur confiance en elles".

    Est--ce bien le rôle de Pôle Emploi ? Je ne pense pas, P.E. est déjà débordé dans ce qu'il a à faire, chapeauter ce service est, sinon le moyen de se diversifier, une diversification... qui fait diversion ! Ca va permettre de dire "c'est une bonne idée" et d'oublier le manque d'efficacité dans leur premier rôle : permettre aux personnes au chômage de retrouver un travail.
    Cette permission passe par l'aide individuelle et j'en conviens : transmission des infos, d'adresses, etc. Mais ce n'est pas à P.E. de matérialiser ces attributions : ils sont là pour conseiller et orienter, mais c'est bien à la personne qui est au chômage, et à elle seule, de faire toutes les démarches.

    Pour moi, cette aide va à l'encontre même du problème de discriminations : à l'heure où l'on parle du CV sans photo, sans adresse et sans âge, on met l'accent sur le "physique" au sein même de Pôle Emploi, c'est pas logique ! J'ai vu un relooking fait, c'est sûr c'est mieux, mais c'est mieux pour les autres : c'est eux qui décideront de l'embaucher ou non = l'aide est pour qui ?
    Bien que ce soit "pour se sentir mieux" et donc mieux rebondir, à mon avis, ce n'est pas à cet organisme public de prendre en charge un service personnel.

    La diversification de Pôle Emploi, sous le couvert de "pour aider les chômeurs" va se perdre au sein même du problème de base : la volonté. Je pense que le demandeur d'emploi doit être volontaire et cohérent. Et c'est souvent son absence de volontarisme ou son incohérence avec l'actu qui le pénalise. Concrêtement, je pense que Pôle Emploi a un rôle social à jouer pour la collectivité, par pour l'individu.

    J'ai suivi les "semaines de l'emploi" sur tf1 : je suis épatée de voir combien de contrats ont été signés en une semaine ! Ca démontre bien que Pôle Emploi doit s'ouvrir au réseau national avec des connexions régionales et départementales pour être plus efficace. Reste à savoir si c'est réellement le nombre de demandeurs d'emploi que Pôle Emploi... s'emploie à réduire ? Parce que s'il y a beaucoup moins de chômeurs, le Pôle n'emploiera plus !

     


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  • j'ai regardé hier le magazine C dans l'air (mon magazine d'actu préféré, sur France 5) qui traitait du sujet fonctionnaire. Outre les intéressantes idées contradictoires, je me suis rendue compte que ma pensée relative aux "fonctionnaires" était souvent erronnée, parce que quand je dis "fonctionnaires" j'en oublie la moitié, sinon plus !

    En effet, les fonctionnaires sont TOUS les employés de l'état, c'est à dire TOUTES les fonctions... d'utilité publique. De la poste à la police, des hôpitaux aux profs, en passant par la justice et les communes, chacun est rémunéré par l'état pour le service rendu à la collectivité.

    Comment alors régir de la même manière des services totalement différents, tant dans leurs fonctionnements que dans leurs objectifs ? C'est là que ça se complique parce que l'utilité publique n'est pas du tout la même. Si l'on prend l'exemple des hôpitaux, on comprend bien l'utilité publique et quand il y a grève, chacun continue de travailler avec un simple badge "en grève". Si l'on prend l'exemple de la sncf, l'utilité publique est noyée dans ses réseaux, et quand il y a grève, c'est des milliers de français qui sont bloqués. Certes, ça démontre que la notion de "public" existe bien dans les deux cas, mais quid du mot "service" ?

    Dans une société où le travail est remis en cause, tant par les hautes sphères que par les plus jeunes (les deux ayant des objectifs plutôt incompatibles !) le statut de fonctionnaire est pour le moins délicat : "service" pour les uns (dévotion personnelle), "public" pour les autres (protection personnelle), le service rendu n'est pas le même, et à mon avis, tout le problème est là.

    Avoir le statut de fonctionnaire (remarquez que je n'ai pas écrit "être fonctionnaire"), qu'on le veuille ou non, c'est un choix personnel. Reste à savoir si ce choix est fait pour les vraies raisons du service publique... j'en suis pas sûre.

     


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